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 Les filles d'Ishtar

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Ellyn Black
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Nom du Héros: Syrielle Redbird [Philanthrope]
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MessageSujet: Les filles d'Ishtar  Mer 1 Jan - 21:21

L'air de la nuit était lourd et chargé du parfum des glycines qui fleurissaient la façade de la masure. J'avais ouvert la fenêtre pour essayer de rafraîchir la chambre, et je voyais les étoiles briller. C'était une magnifique nuit d'été. J'étais assise sur le bord de son lit, face à la fenêtre et essuyais la sueur qui perlait sur ma peau nue. J'attachai prestement mes longs cheveux auburns en chignon et passai une serviette sur ma nuque.
- Tu sais que tu m'excites terriblement ?

La voix d'homme est suivie d'un bruissement de draps, et deux bras m'enlacèrent. Je sentis les lèvres de l'homme se poser dans mon cou, sa barbe naissante me chatouillait. Je souris et tournai la tête pour poser mes lèvres sur les siennes, puis saisis ses cheveux en continuant à l'embrasser langoureusement. Il mit fin à notre baiser et m'allongea dans le lit avant de s'allonger sur moi.
- Tu es délicieusement merveilleuse, soupira-t-il en embrassant la peau de mon décolleté.
- Alors vous avez fait un bon choix en m'achetant pour votre nuit, répondis-je en souriant.

Je gémis lorsqu'il caressa et cajola mes seins durcis de désir, quand soudain je le retournai pour me retrouver à califourchon sur lui. L'homme éclata de rire et croisa ses mains derrière sa nuque. J'embrassai alors son torse petit à petit, couvrant sa peau de baisers, puis je me redressai et fixai mon regard dans celui de l'homme. Je me penchai en avant de telle sorte que mes seins furent juste en face du visage de l'homme, je saisis ses mains et les posai de part et d'autre de ma taille. Puis je me relevai et le fis rentrer en moi. Il retint son souffle pendant un instant, et je commençai à me balancer en faisant des cercles concentriques, tantôt rapides, tantôt lents.
Au fur et à mesure, nos gémissements retentirent, plus profonds, plus précipités et saccadés. Je gardai mon regard ancré dans le sien, ses yeux brûlants d'un désir fiévreux. Je savais que dans cette chambre, et à ce moment, je détenais tout pouvoir.
Dans la nuit estivale, notre jouissance nous fit s'élever dans les étoiles.


Quand je me réveille le lendemain matin, mon client est parti depuis bien longtemps. Je me lève et enfile une robe de chambre. Je sors dans le couloir dans lequel sont tendues de lourdes tentures écarlates. Je le traverse et je descends l'escalier, puis je me dirige vers la cuisine. Là, les autres filles prennent leur petit déjeuner.
Je m’assieds à la grande table et je croque dans un petit pain. Comme tous les matins, Béa plaisante à propos de son dernier client. Elle raconte en agrémentant son récit de gestes et de grimaces. Sa frimousse constellée de tâches de rousseur entourée de cheveux blonds frisés et sublimée par des yeux bleus semble revivre l'anecdote qu'elle raconte.
- Ce gros vieux ventripotent décide alors de faire son cador (Elle redresse la tête et bombe le torse) et il commence à me lécher le bouton d'amour. Et là, il s'y attèle avec tellement de ferveur qu'il s'essouffle et qu'il choppe un point de côté ! J'ai jamais vu ça quoi ! (Elle hausse les épaules et ouvre en grand ses yeux en un air scandalisé).

L'ensemble des filles éclate de rire, et les railleries recommencent avec une autre histoire. Dalya,  qui est assise à côté se retourne vers moi. Ses longs cheveux bruns encadrent un visage doux éclairé par un sourire rayonnant et des yeux noirs rieurs.
- Et toi Calliopée ? Ta nuit s'est bien passée ?
- Je pense que oui, il n'était pas difficile à contenter, je réponds en lui rendant son sourire.
- Je l'ai vu repartir, il avait des étoiles dans les yeux ! Tu t'en sors bien (Elle me caresse la joue), peut-être qu'il intégrera ton cercle d'habitués.
- Ha ça, intervient Béa d'une joie forte, on les a entendu ! Il était inépuisable ton étalon ma parole ! Elle en a de la chance la petite Callie !

Cette remarque entraîne de nouveau l'hilarité autour de la table et je me sens rougir. La fenêtre ouverte qui donne sur la cour intérieure laisse passer la lumière couleur de miel du soleil. Je savoure cet agréable début de journée.
La tenancière de la Maison, Mme Amélia Vanborgen, entre alors dans la cuisine et nous lui disons bonjour. Elle nous demande de nos nouvelles, et s'assoit avec nous pour discuter un peu. J'ai toujours trouvé qu'Amélia s'occupe de nous comme si on était ses filles : elle nous écoute avec attention, elle apprend à nos connaître. Amélia est plus grande que la plupart des filles, mais garde une certaine élégance. Elle attache inconditionnellement ses cheveux blonds en chignon tressé, ce qui met en valeur son visage fin et harmonieux. Béa qui est à la Maison depuis plus longtemps nous a conté qu'elle avait été l'épouse d'un homme important, mais il l'avait trompée, alors elle l'avait fait tuer et elle avait monté sa propre maison close pour oublier cet amour déchu grâce à l'argent de l'héritage.

Amélia tape dans ses mains et donne les consignes pour la journée : bain, puis contribution collective aux préparatifs de la fête de ce soir. Nous ramassons et nettoyons la table du petit déjeuner, puis nous allons à la salle de bain. La salle de bain était une grande salle carrelée dans laquelle se trouvent trois grandes bassines, trois miroirs et des paravents finement décorés sur lesquels sont suspendus des vêtements.
Je me déshabille comme les autres et m'assieds dans une grande bassine en zinc pouvant accueillir trois personnes. Béa et Dalya m'y rejoignent tandis que Flavia, Gabrielle et Éléanore prennent place dans une deuxième bassine et Helen, Ilona et Jaëlle dans une troisième. Puis Amélia verse de l'eau froide dans chacune des bassines. Nous nous savonnons en bavardant. Il règne une ambiance joyeuse, et je me rappelle de la première fois que je suis entrée dans cette salle de bain. J'étais pétrifiée à l'idée de me déshabiller devant d'autres qui me semblaient infiniment plus belles que moi. Maintenant, il n'y a plus de honte ou d'appréhension. J'ai juste la sensation de faire partie d'une famille.

Après le bain, nous nous habillons et nous nous attelons à la préparation de la fête. Béa, Dalya et moi devons aller faire les courses. Nous sortons donc, habillées en domestiques pour éviter de s'attirer des ennuis. Nous discutons tranquillement en faisant la queue chez le marchand de fruits et légumes lorsque nous surprenons une drôle de conversation entre plusieurs hommes. Ce sont des mineurs, cela se voit à leurs mains noires de poussière de charbon. Ils parlent des transactions qui se passent entre les deux principaux dirigeants de mines de la ville. Depuis toujours ici, à Don'Valaak, deux familles se disputent les mines de charbon : les Priockser et les Covellon.
- Il paraît que Priockser a envoyé des infiltrés pour provoquer un coup de grisou, c'est pour ça que le patron nous fait contrôler avant de descendre.
- Tu dis n'importe quoi ! C'est Covellon qui essaye nous couler depuis toujours !
- Tu es vraiment un trou du cul !
- Répète un peu, couille molle !

Une bagarre commence et les gens ont bien du mal à les séparer. Et dire que parfois ce sont des familles qui sont séparées à cause de ces rumeurs : ici, les hommes sont ouvriers ou mineurs de père en fils. En me baladant, j'ai déjà été à la sortie des mines où les mineurs sont recrachés, noirs, crasseux et exténués. Et ça, c'est dans le meilleur des cas, quand il n'y a pas de coup de grisou. Il y en a eu un il y a six mois à peu près dans une mine de Covellon : cinquante morts, une centaine de blessés et des centaines de mètres de galeries effondrées. L'explosion s'est faite sentir dans toute la ville, et le soir du drame, on a reçu Priockser et ses adjoints à la Maison. Ils étaient venus fêter.

Béa nous entraîne dans un autre quartier pour aller chercher la viande. Nous passons devant le lavoir, où les femmes nous regardent d'un air dégouté, certaines essayent de nous cracher dessus. Quand je débutais, je ne comprenais pas leur réaction, et Amélia m'avait expliqué :
- Elles sont jalouses et elles croient que notre métier est dégradant. Mais si on le pratique en toute dignité, il n'y a pas de honte à avoir. Et tu sais pourquoi elles sont jalouses ? Parce que nous rendons leurs maris heureux alors qu'elles en sont incapables. Est-ce que tu connais un métier qui puisse être plus beau que celui qui procure du plaisir ?

Je m'étais laissée rassurer par ses paroles, mais parfois, je souffre : j'aimerais ne plus être la femme avec laquelle ils s'épanchent mécaniquement sans sentiments, sans amour.
Nous rentrons et nous nous mettons à la cuisine. Certaines filles nettoient, d'autres décorent. Il faut que tout soit parfait parce que ce soir, c'est la grande soirée. La soirée où la Maison accueille les gens les plus importants de la ville : les fonctionnaires municipaux, de riches marchands, des gradés militaires... Et bien évidemment, Priockser et Covellon.
Au cours de cette soirée, nous devons faire grande impression pour que les gens influents payent le plus possible. C'est pour ça que lorsque la Maison est enfin prête, nous revêtons nos plus beaux ensembles de lingerie et nos plus belles robes.
Alors que nous sommes à l'étage, nous entendons du bruit au rez-de-chaussée, Amélia reçoit les invités. On entend un bruit de fond de discussions, ponctué par des éclats de rire ou des tintements de verres entrechoqués. Dans quelques minutes, ce sera à nous d'entrer en scène et de satisfaire tous les mâles en rut. Je soupire en remontant mes bas, Dalya s'en rend compte et m'embrasse sur le front.
- Ça va aller, ma belle.
- Tu n'as jamais imaginé ta vie si tu n'étais pas ici ?
- Ce n'est pas le moment Callie, on en parlera demain...

Amélia nous appelle, et nous descendons les escaliers ensemble. Un tonnerre d'applaudissements nous accueille tandis qu'ils nous déshabillent du regard. Les musiciens entament un mélodie entraînante et la soirée commence.
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